ORT Marseille commémore yom hazikaron

L’école ORT Marseille a commémoré yom hazikaron mercredi 25 avril 2012. Le directeur, M. Cohen-Zagouri a rappelé l’importance de cette célébration en Israël. En mémoire des disparus, nous avons allumé la vasque et mis le drapeau d’Israël en berne pendant le roulement de tambour. M. et Mme Cohen-Zagouri ont lu un poème évoquant 3 mères qui ont perdu leur fils à la guerre.

M. Serraf a ensuite rappelé la mémoire du soldat Emmanuel Moreno tombé au Liban en août 2006 (lire texte ci-dessous).

La cérémonie s’est poursuivie avec la lecture de Yizkor (Souviens-toi), prière pour ne pas oublier ceux qui ont lutté pour la création de l’Etat d’Israël et pour les soldats tombés depuis 1948, puis le kaddish et Wesley Benamou a chanté un émouvant El male Rahamim.

Après une minute de silence, Yaël Allouche a évoqué la libération de Guilad Shalit.

Nous avons ensuite écouté avec émotion la toujours actuelle chanson « Plaidoyer pour ma terre » d’Herbert Pagani.

Nous avons enfin entonné l’hymne israélien (Hatikva).

Pierre-Yves Serraf

Emmanuel Moreno

A présent, je vais vous raconter l’histoire de l’un des trop nombreux soldats disparus de l’Etat d’Israël.

Emmanuel Moreno était lieutenant-colonel, un des meilleurs soldats de la meilleure unité de Tsahal : la prestigieuse Sayeret Matkal, l’unité la plus secrète de l’armée d’Israël. Il est tombé lors d’une opération commando au sud-Liban, le vendredi 18 août 2006. Il avait 35 ans. Sa mission était de saboter la filière d’acheminement de missiles Katyoucha depuis la Syrie vers le Liban pour le Hezbollah. Il a aussi été question d’une opération dont le but était de retrouver les militaires de Tsahal, capturés quelques semaines auparavant par le Hezbollah, Ehud Goldwasser et Eldad Regev.

Nous n’avons pas de photographie à vous montrer car l’armée n’autorise toujours pas la diffusion de son image.

Cet homme très discret, très croyant, tolérant, toujours tourné vers les autres, était également un combattant au courage immense, un officier admirable et admiré par tous ses soldats et ses supérieurs, ayant participé à des dizaines d’opérations, une bonne partie en pays ennemi. «Il était de la trempe des soldats du Roi David», affirme son frère Shmouel.

Emmanuel était le quatrième parmi les 5 fils d’Ilan et Sylvie Moreno. Sa famille était montée en Israël alors qu’il avait un an. Il a vécu à Jérusalem puis, à 18 ans, a rejoint la yechiva préparatoire à l’armée de Bne David, dans la localité d’Eli. Il faisait partie des premiers élèves de cette école dont 17 sont tombés au front, en 18 ans d’existence.

On raconte que dans l’hélicoptère qui le menait vers l’opération au sud-Liban au cours de laquelle il n’est jamais revenu, Emmanuel posa à un officier une question qui résume toute sa vie :

-Si, lui a-t-il demandé, un missile était tiré sur l’hélicoptère et que tu savais qu’il ne te reste que 5 secondes à vivre, que ferais-tu ?

– Je crèverais de trouille et j’attendrais que la mort vienne vite, répondit l’officier. Et toi que ferais-tu ?

-Je réciterai le Shema Israël, répliqua Emmanuel.

-Mais qu’est-ce que réciter une prière pourrait t’apporter ? dit l’officier

-Si ce qui vient après ces 5 secondes est une vie éternelle, alors ces 5 secondes-là sont tout aussi éternelles. Mais, si ce qui vient après n’est rien sinon le néant, alors non seulement ces 5 secondes n’ont aucune valeur, mais également toute la vie qui les a précédées.

Il avait une femme et trois enfants.

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