Maryvonne Rippert Mélodie, au CDI de l’ORT Toulouse

Dans le cadre de l’ouverture culturelle et de l’incitation à la lecture/écriture (intégrée au projet d’établissement), nous participons depuis trois ans au « Prix des Incorruptibles » avec Stéphanie Bizet et Marie Millet, enseignantes de français en 3°DP et 2de Bac Pro Comptabilité.

Le lundi 2 avril, Maryvonne Rippert, auteur de Metal mélodie, l’un des ouvrages de la sélection 2012 est venue échanger avec nos élèves au CDI.

La romancière a une présence chaleureuse et rassurante, le goût du contact, notamment avec les jeunes.

Elle propose un échange informel et engage les élèves à poser les questions qu’ils souhaitent.

Evoquant volontiers son métier d’écrivain, elle se définit comme un artisan : « Ecrire c’est 10% d’inspiration et 90% de travail ».

Elle met en avant la curiosité et le questionnement comme moteurs d’écriture :

« Qu’est-ce qui va se passer lorsqu’une jeune fille de seize ans se retrouve subitement livrée à elle-même ? »

Elle précise son cheminement d’écriture : « Je ne sais pas à l’avance ce qui va se passer, ce qui va arriver aux personnages. Cela se fait peu à peu mais j’ai des personnages en tête, je les crée, ils existent, je connais tout d’eux, leur date de naissance ; je fais même leur thème astral… »

Maryvonne Rippert évoque aussi l’importance des lieux (Grenade), des rencontres (un cafetier gitan croisé dans le quartier du Sacromonte deviendra le personnage de Titi). Elle souligne la présence de la musique : « bande son qui a rythmé l’écriture de Metal mélodie » : rock gothique, flamenco et sévillanes, Bach, Mozart…

L’auteur parle aussi des ses rencontres avec des adolescents, à travers la France. De cette partie publique et nomade de sa vie d’écrivain.

Elle les questionne sur leur ressenti, leur demande leur avis.

Elle les invite à sortir d’une neutralité prudente qui peut s’apparenter à de l’indifférence ; à « se mouiller», s’impliquer déjà dans le présent de leur vie adolescente, saisir les opportunités qui leur sont données.

Et c’est vrai que les élèves de 3°DP et de 2de Pro Compta sont « gentils », sages, sans doute un peu trop sages, intimidés par cette romancière dont la présence chaleureuse et empathique bouscule peut-être leurs repères adolescents.

Pour Maryvonne Rippert, tout comme pour Lucie Land en 2010, nous mesurons combien la rencontre avec un écrivain est enrichissante pour nos élèves par le fait même de donner corps à la littérature, de bousculer leurs représentations et d’apporter un vent nouveau.

Ghislaine Teysseyre et Corine Elkaïm. (Professeurs documentalistes)

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