Journée à Auschwitz

Nous avons fait un voyage « au bout de l’enfer », sur une autre planète.

Là bas, le temps n’était pas le même qu’ici, il était d’ailleurs, frais et froid et tout, autour de nous, racontait l’histoire de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants assassinés par les nazis.

Les nazis voulaient que toutes ces personnes deviennent les habitants d’une autre planète, qu’ils n’aient plus rien d’humain qu’ils n’aient ni parents ni enfants… et pour cela, un numéro leur servait de nom.

C’est sur ces traces que nous avons marché et que nous avons essayé de comprendre et de répondre à nos interrogations.

Pourquoi le silence du monde ?

…Alors que les fours se remplissaient jours et nuits,

Le Très Saint Père, à Rome

Ne quitta son palais, crucifix en tête

Pour assister ne fut-ce qu’un jour à ce pogrom.

Y assister une fois : « Je suis là, je suis avec vous »

Là où l’enfant innocent, là où l’agneau sacrifié est

Chaque jour renouvelé

L’enfant anonyme d’un juif…

Nathan ALTERMAN

De tous les peuples – 1942

Voici le témoignage d’un enfant de 3ème 1, Samuel Sellam, qui nous a accompagné le lundi 14 novembre 2011, à Auschwitz lors du voyage organisé par le conseil Général des Bouches du Rhône :

« Mes sentiments à l’arrivée étaient froids, la boule au ventre était là et je m’attendais à voir le pire. Le sentiment le plus fort était la tristesse et j’avais beaucoup de peine pour ces juifs morts. On ressentait une énorme tristesse lorsqu’on voyait les photos de ces familles juives en direction des fours crématoires. Le plus horrible c’est quand on voyait les cheveux qui appartenaient aux femmes et aux filles, les fauteuils ou béquilles des personnes handicapées ou les chaussures des enfants et bébés, c’est là ou le plus fort sentiment de peine, tristesse se faisait ressentir. Un sentiment de peur nous gagnait lorsqu’on se rapprochait de plus en plus des fours, des chambres à gaz, des prisons.

Lors de la fin du voyage, je ressentais un sentiment de soulagement comme si tout cela était derrière nous et que d’était du passé alors que c’était tout le contraire ».

Samuel SELLAM

Martine CHOURAQUI

Professeure d’histoire

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